Anne Dubessay


Anne Dubessay naît le 29/03/1833 à Saint Remy, la Charmette, elle est un enfant posthume car Jacques son père est mort le 14/11/1832- à 31 ans, à Saint-Remy. Jacques et Françoise Vincent s'étaient mariés à Vilaine le 27/11/1823. Ils ont eu des enfants, nés à Vilaine:Isabelle le 28/08/1824 mais décédée le 13/06/1825 et Pierre le 08/04/1827.

Suite au décès de Jacques Dubessay un conseil de famille a désigné Françoise, la mère, tutrice des deux enfants Dubessay , et le grand-père Antoine Dubessay subrogé tuteur..

Remariage de sa mère

Françoise se remarie un an après la mort de son mari, sa fille Anne a alors 6 mois. Elle épouse le 24/09/1833, à Saint-Remy, Pierre Bardot, son domestique, âgé de 23 ans, soit 6 ans de moins qu'elle.

Le contrat de mariage est établi auprès de Maître Morand le 16/05/1833, soit 4 mois avant le mariage. Ils choisissent le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts. Le futur ne possède rien. La future possède le mobilier estimé à 1400 francs, provenant de la communauté avec son premier mari, c'est à dire 700 francs en biens propres et 700 francs qui reviennent à ses enfants mineurs.

Françoise ne tarde pas à avoir un autre enfant, puisque, moins de 8 mois après le mariage, Françoise Bardot, fille de Pierre, naît le 03/05/1834 à Saint-Remy.

Lors du recensement de 1836 de Saint-Remy Pierre est déclaré « locataire » de 28 ans vivant avec sa femme Françoise Vincent de 31 ans, avec les 2 enfants de Françoise, Pierre et Anne, et Françoise âgée de 2 ans. Ils emploient 2 domestiques : Quintien de 31 ans, le frère de Pierre, et Marie Villard 16 ans.

Mort de sa mère

Françoise Vincent décède le 16/05/1837. Une semaine après, devant le juge de paix du canton d'Escurolles, sont réunis 2 conseils de famille, suite aux 2 mariages de Françoise Vincent. Pour les 2 enfants issus de son premier mariage c'est Antoine Dubessay qui expose la situation en qualité de grand-père, et de subrogé tuteur depuis le décès de son fils Jacques. Françoise était la tutrice de ses 2 enfants mineurs, Pierre et Anne, et par suite de son remariage avec Pierre Bardot celui-ci était le co-tuteur des enfants Dubessay, mais Françoise étant décédée Pierre Bardot n'a plus aucun droit.

Lors du conseil de famille le grand-père Antoine Dubessay, et les 2 oncles Pierre Dubessay propriétaire cultivateur à Marcenat, et Gilbert Dubessay métayer à Saint Remy en Rollat forment la branche paternelle. La branche maternelle est représentée par 3 grands oncles des mineurs, Pierre Vincent propriétaire cultivateur à Saint Remy en Rollat, Alexis Vigier propriétaire à Vendat et Guillaume Griffet propriétaire à Charmeille. C'est Guillaume Griffet qui est choisi comme tuteur, à l'unanimité, et celui-ci a accepté sa charge.

Selon l'inventaire fait par Françoise au décès de son mari, elle se trouvait débitrice de ses enfants de la somme de 700 francs, que Pierre Bardot est prêt à remettre au tueur Guillaume Griffet. Quant à la communauté qui existait entre Françoise et Pierre une estimation des meubles et effets mobiliers a été faite entre eux. Il est convenu que Pierre payera au tuteur la somme de 200 francs pour ce qui revient aux 2 enfants de la succession mobilière de leur mère, non compris la récolte pendante.

Pierre Bardot accepte de garder chez lui Pierre Dubessay alors âgé de 10 ans, et il ne demande pas de rétribution. En effet, à cet âge Pierre peut rendre des services à la ferme. Par contre Anne est en bas âge (4 ans), c'est Pierre Vincent, son grand oncle qui la prend en charge, en étant indemnisé : chaque année jusqu'aux 10 ans révolus d'Anne, le tuteur remettra à Pierre Vincent les revenus de la fillette, ce qui signifie qu'à partir de ses 10 ans Anne devra gagner son entretien comme domestique….

Pierre Bardot a remis au tuteur :

  • 110 francs en une obligation consentie par Alexis Guillermin au profit de Françoise le 01/02/1836 devant Maître Aufauvre à Vendat

  • 200 francs en une obligation à son profit par Jean Forestier le 20/08/1836 devant le même notaire

  • 150 francs par M. Mallet, fermier à Gerbes

  • 150 francs du par Alexis Meple, propriétaire à Vendat

  • 80 francs par Pierre Vincentmembre du conseil de famille

  • 10 francs en espèces

succession de son grand-père paternel

En août 1839 Antoine Dubessay, le grand-père d'Anne décède en laissant une succession compliquée car il s'est marié 3 fois. Il laisse une veuve qui a l'usufruit du 1/5 des biens laissés et des héritiers : ses 2 fils vivants, sa fille mariée et les 2 enfants de son fils décédé, Pierre et Anne, représentés par leur tuteur Guillaume Griffet, de fait de leur minorité. De plus Antoine Dubessay avait laissé un testament chez maître Droiteau à Saint-Pourçain le 27/09/1838, léguant à son fils aîné le ¼ de tous ses biens par préciput hors part à la charge pour lui d'en faire jouir pendant sa vie sa femme. Maître Morand à Billy règle la succession le 20/08/1839. Le 02/03/1840 les héritiers vendent à Pierre Dubessay moyennant la somme de 240 francs leurs parts soit le ¼ de la succession, 80 francs, pour chacun ( versés le 02/03/1840).

Le 06/09/1840 Guillaume Griffet en qualité de tuteur de Pierre et Anne Dubessay, mineurs, vend avec 2 autres héritiers à Pierre Dubessay leurs 3 parts et portions leur revenant dans la récolte cueillie et engrangée de cette année au domaine de la petite Forêt (Saint Remy) moyennant la somme de 120 francs que Pierre Dubessay a payé comptant.

Son enfance d'orpheline

Anne vit à Saint Remy, la Gerbe, auprès de son grand oncle Pierre Vincent locataire, de la femme de celui-ci, et de les deux fils Pierre et Claude. Ce qui surprend c'est qu'Anne n'est encore âgée que de 8 ans en 1841 est recensée comme « domestique », or à cette époque Pierre Vincent reçoit, selon les décisions prises lors du conseil de famille de 1837, une pension pour entretenir Anne jusqu'à ses 10 ans révolus. Sans doute s'agit-il d'une erreur du recenseur..... Il aurait dû indiquer « enfant confié ».

Sa vie de domestique- enfant
Anne atteint ses 10 ans révolus en mars 1844, mais il n'a pas été retrouvé où elle a été placée comme domestique. Pierre Vincent en 1846 ne se trouve plus à Saint Remy-la Gerbe.
Pierre son frère aîné qui était domestique chez Pierre Bardot, décède à 21 ans le 09/04/1848 au Russon  chez l'oncle Dubessay.

Son mariage

Quand Anne se marie le 05/02/1850 avec Gilbert Bouchet à Saint-Didier ce n'est pas son tuteur et grand oncle Guillaume Griffet de Vilaine qui est choisi comme témoin officiel, mais Pierre Bardot comme beau-père et Jean Rivière, le mari d'une cousine germaine. Elle est d'ailleurs indiquée comme domestique chez Pierre Bardot au moment de l'établissement de son contrat de mariage. Bien qu'il ne l'ait pas élevée, Pierre va la suivre pendant sa vie d'adulte...

Comme Anne est mineure (elle n'a en effet que 17 ans), elle est autorisée à contracter mariage en présentant un procès-verbal de la Justice de paix en date du 15/01/1850. Elle est ensuiet émancipée par le mariage.

Gilbert Boucher, majeur, le 20/05/1825, dans la commune, y est domicilié, au Defant. Lors du conseil de révision pour la classe de 1845 Gilbert a été exempté pour faiblesse de complexion. Il mesure 1,44 m.

Le contrat de mariage a été établi chez Maître Guilleraut à Saint Pourçain le 23/01/1850. Anne mineure est placée sous l'assistance de son tuteur, son grand oncle, Guillaume Griffet, qui consent au mariage. Pierre Bardot et Pierre Vincent son grand oncle, accompagnent également Anne. Les futurs choisissent le régime de la communauté réduite aux acquêts. Le futur se constitue en dot les droits non liquidés qui proviennent de la succession de sa mère décédée.

Jean Bouchet donne et constitue en dot à son fils à valoir sur les droits dans la succession mobilière de sa mère et en avancement d'hoirie sur sa propre succession un bois de lit en chêne, un lit de plume, un traversin en plumes d'oies, une couverture de laine, une courte-pointe, des rideaux de lit en laine, 2 draps de lit, un buffet en chêne, une table en chêne, un coffre et divers outils de culture, estimés à 180 francs.Traditionnellement c'est la part qu'apporte la future, mais ici Anne orpheline de père et mère  dispose d'un peu d'argent mais pas de trousseau...

La future se constitue en dot les droits non liquidés dans les successions de son père, sa mère et son frère Pierre. Elle a déjà reçu de son tuteur une somme de 200 francs qu'elle a payé au futur.

Le survivant des futurs époux prélèvera à titre de préciput avant tout partage des biens de la communauté les habits, linges, vêtements, dorures et ornements à son usage personnel. En témoignage d'estime et d'amitié les futurs se font donation mutuelle et irrévocable au survivant d'eux l'usufruit de tous les biens meubles et immeubles qui composeront la succession du pré-mourant. En cas d'existence d'enfants la donation sera réduite à moitié.

A partir de la célébration du mariage il y aura une société de travail et d'industrie entre Jean Bouchet et sa deuxième épouse Marie Portat, et les futurs époux. Tous leurs biens respectifs sont exclus de la société. Les associés et leurs enfants seront nourris et entretenus en commun sur les produits de la société. Ils travailleront pour le compte exclusif de la société. Dans les gains et les bénéfices comme dans les dettes et les pertes les futurs auront la moitié, Jean Bouchet et sa femme l'autre moitié.

En 1851 Gilbert Bouchet et Anne vivent auprès du père de Gilbert et de sa femme Claudine/Marie Portat au Deffant. Ils sont locataires au Moulin Gouyet, et c'est que naît leur fils Jean, le 10/01/1853 à 3 heures du soir. C'est le grand-père Jean Bouchet (qui donne son prénom à l'enfant), lui même propriétaire au Deffant qui déclare la naissance.

Liquidation de la succession  de son grand-père paternel

En 1852, le 26/09 Pierre, représentant sa fille Françoise, fille de Françoise Vincent et encore mineure, et Gilbert Boucher, époux d'Anne Dubessay se portant fort pour elle, vendent devant Maître Morand à Joseph Billard, locataire à Caffière une pièce de terre de 38,28 ares au lieu des Jogeards de Marcenat, provenant de la succession de Jacques Dubessay et Françoise Vincent. Ceux-ci l'avaient achetée le 23/07/1826 devant Maître Morand père, moyennant la somme de 300 francs, somme payable le 11/11 à l'étude aux vendeurs d'après leurs droits respectifs.

Devant maître Mazuray Gilbert Boucher pour sa femme, approuve les comptes de tutelle  en novembre 1852 présenté par le tuteur Guillaume Griffet. Anne récupère l'excédent de 1075 francs. Comme son frère Pierre est décédé en 1848 sans avoir fait de testament ses biens reviennent à ses deux soeurs: Anne Dubessay pour les 3/4 et Françoise Bardot pour 1/4 (soeur utérine).

La vie familiale

En 1856 Gilbert et Anne qui sont alors cultivateurs au bourg de Saint-Didier ont un deuxième fils, Pierre qui naît le 26/04/1857 à midi à leur domicile. C'est le père qui fait la déclaration avec Jean Bouchet 58 ans, le grand-père de l'enfant et un voisin. Mais l'enfant décède « au sein de sa famille » au bourg, le 09/10/1858.

En 1861 Gilbert et Anne sont au Plaix, avec leur fils Jean, alors âgé de 7 ans. Les parents de Gilbert sont à proximité, au Defant, et emploient un jeune domestique de 17 ans.

Son veuvage

Gilbert décède à 37 ans le 17/05/1863 au Plaix. Pierre Bardot est témoin au décès, comme « ami » du défunt. Il soutient Anne dans les moments difficiles. D'ailleurs il lui prête de l'argent (60 francs) à ce moment là, ainsi que d'autres proches. Le moment du décès tombe particulièrement mal, puisque juste avant les récoltes. Anne doit donc payer des ouvriers pour faire le travail....

Le 02/08/1863 devant le juge de paix du canton d'Escurolles le conseil de famille désigne Anne tutrice naturelle et légale de son fils mineur Jean âgé de 11 ans et Jean Pierre Peronnet, marchand de bois subrogé tuteur. Le 12/08/1863 l'inventaire est dressé par Maître Givois.

Décès de son beau-père

Jean Boucher, le beau-père d'Anne décède le 25/04/1864. déclaration faite par son gendre Jean Butin cultivateur à Louchy et par son neveu Jean Rougier, cultivateur à Ambon. Pierre Bardot assiste comme témoin le 18/05/1864 à l'inventaire des biens meubles meublants, habits, linges et tous les deniers comptants dépendant de la communauté de biens qui a existé avec Jean Boucher et Claudine Portat et de la succession de Gilbert Boucher, le tout étant dans une maison située au Defant à Saint Didier. Le jeune Jean Boucher est l'unique héritier de son aieul dont il porte le nom. Claudine Portat était commune en biens mobiliers avec lui.

Deux semaines plus tard devant le notaire a lieu la vente des objets ayant appartenu à Jean Boucher. Pierre Bardot est de nouveau présent, il acquiert d'ailleurs une table en chêne pour 7,50 francs, un lot de paille pour 11,50 francs, une cuiller en bois, une lampe, une salière pour 1,35 francs et 2 draps pour 11,50 francs, un lot de foin. Anne n'achète rien mais Claudine Potrat, la veuve, un lit avec draps et une marmite pour 46,90 francs.
Le produit de la vente est de 674,55 francs, mais Claudine Potrat a droit à 500 francs sur la succession de son mari (acte maître Raynaud Saint Pourçain le 18/02/1860), alors il reste peu pour la succession de Jean au profit de son petit fils....

Son remariage

Puis Pierre accompagne Anne comme « parent » à son remariage. Anne épouse le 08/11/1864 à Saint-Didier  Jean Rougier locataire à Loriges (à Ambon), le 10/02/1830 à Saint-Didier. Il ne s'agit pas d'un inconnu ou d'un simple voisin, mais du cousin germain de son premier mari. En effet Jean est le fils de Antoine Rougier et Françoise Bouchet, elle-même sœur de Jean Bouchet père de Gilbert. Lors du conseil de révision à Saint Pourçain pour la classe 1850 Jean Rougier, alors domestique à Contigny, est exempté comme aîné de veuve. Son père est décédé le 13/09/1841 accidentellement. Françoise Bouchet, la mère de Jean Rougier, vient de décéder 6 jours avant son frère Jean, sans doute d'une maladie contagieuse?.....

Le contrat de mariage est établi chez maître Givois à Brout-Vernet le 04/09/1864. Les futurs adoptent le régime de la communauté réduite aux acquêts. Le futur se constitue de son chef une somme de 1700 francs en numéraire, Anne les droits qui lui appartiennent par suite du décès de ses père et mère, et ceux venant de la communauté qui a existé avec son premier mari. Un inventaire détaillé a été dressé par le notaire le 11/08/1863.

Propriétaires au Defant

Lors du recensement de 1866 Anne et Jean avec le fils d'Anne Jean Boucher sont indiqués propriétaires au Deffant à Saint Didier. C'est que naît leur fille Françoise, le 22/12/1866, qui porte le prénom de sa grand mère Françoise Bouchet décédée en 1864. C'est le père qui déclare la naissance.

En 1872 Françoise est leur seul enfant vivant avec eux ; Jean Bouchet alors âgé de 19 ans est peut-être placé comme domestique, mais il demeure hors de la commune… Jean né en 1853 doit passer le conseil de révision en 1874 (classe 1873). En 1876 et en 1881 la situation est identique, pas de trace de Jean Bouchet...

Mariage de la fille

Le 23/08/1884 Françoise Rougier, fille de Jean et d'Anne, à 17 ans, épouse à Saint-Didier Gilbert Beylot, âgé de 21 ans. Françoise vit dans la commune avec ses père et mère, propriétaires cultivateurs au Russon. Elle signe l'acte de mariage, et elle est la seule à savoir le faire, elle a certainement fréquenté l'école.

Gilbert vit à Paray avec ses parents fermiers au Petit Rondet. Il a satisfait à la loi sur le  recrutement de l'armée et a présenté un certificat.

Un contrat a été établi chez Maître Felidas à Brout-Vernet le 10/08/1884. Pour cet acte également Françoise Rougier a signé avec le notaire. Selon la coutume ils adoptent le régime de la communauté réduite aux acquêts. La future se constitue personnellement en dot un trousseau évalué 500 francs, provenant de ses gains et économies. Les futurs se font donation au dernier vivant de l'usufruit de tous les biens pendant le veuvage du survivant à charge d'inventaire.

Après la célébration du mariage les futurs habiteront avec les parents du futur. Il s'établira entre eux une société de collaboration, dans laquelle chacun des futurs époux aura 1/8. La future a versé pour son entrée une somme de 50 francs. L'actif de cette société se composera des bénéfices des récoltes et du cheptel et de tous les outillages ou attirail garnissant l'habitation des parents du futur. Il en sera seulement excepté le ménage. Chaque sociétaire fera tourner au profit de la société tout son travail et industrie ; en retour il sera logé, nourri et entretenu par la société, en santé comme en maladie, ainsi que les enfants à naître. Les objets mis en société sont évalués 5000 francs.

Lors de la dissolution de la société les parents du futur prélèveront une somme de 2000 francs avant tout partage. Le futur prendra avant de partager avec la future une somme en valeur d'environ 2000 francs qui représente à peu près sa part actuelle dans la société.

A partir de son mariage Françoise vit avec son mari au Rondet près du Champfollet, auprès de sa belle famille. Gilbert Belot 54 ans et Claudine Ressort 44 ans, fermiers cultivateurs, sont les chefs de la communauté. Ils ont 3 fils présents. De plus Blaise Belot âgé de 36 ans, le frère du chef vit auprès d'eux avec sa femme et 2 jeunes enfants. Les parents de Gilbert Belot complètent le groupe familial. Le premier enfant du couple, Jean, naît le 01/05/1885 à Paray sous Briailles, au Rondet.

Cultivateurs-fermiers

En 1886 Anne Dubessay et son mari Jean Rougier demeurent au Russon,  sans leur fille mariée en 1884. Ils sont fermiers et vivent seuls, sans domestique... Pierre Bardot vit au domaine des chênes avec la famille de son fils Pierre et  celle de sa fille Françoise, à proximité. Mais en 1887 Pierre Bardot quitte le domaine du Chêne avec son fils, sa bru et ses petits-fils,pour occuper le domaine de la Plume au Vernet de Brout.

Veuvage et dernières années

Jean Rougier décède à l'âge de 68 ans, à son domicile au Russon le 23/11/1898.

Que devient Anne, sa veuve? En tout cas elle ne va pas demeurer auprès de sa fille à Paray /le Rondet, et elle n'est pas non plus recensée à Saint Didier en 1901...

Leur fille Françoise et Gilbert ont alors 2 enfants, le deuxième fils Gilbert est le 21/12/1887.

Ils demeurent comme fermiers auprès du père Gilbert Beylot avec leurs 2 fils puis à la mort du père Gilbert et Françoise deviennent les patrons fermiers, et veillent sur la mère veuve de Gilbert. C'est la situation familiale en 1911. Ils emploient 3 domestiques.


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