Claude Gueret

Claude naît à Saint Felix/la Girardière le 29/03/1864 comme deuxième enfant de François et de Marie Barnabet, après Marguerite née le 18/10/1860.

Son enfance

  • à Saint-Felix

Claude à sa naissance vit auprès de ses parents, de sa soeur aînée et de sa grand'mère maternelle, veuve Madeleine Foret, cultivateurs locataires à la Girardiere .

Claude, à sa naissance, vit auprès de ses parents, de sa sœur aînée et de sa grand'mère maternelle, veuve, Madeleine Foret. Un jeune domestique aide aux travaux.

  • à Billy/Fougerat

Après 1866 la famille quitte la commune et rejoint à Billy Fougerat Gilbert Nebout et sa femme Madeleine Barnabé, la soeur de Marie. Ils sont métayers en association.Claude en plus de sa sœur y trouve deux cousins : Jean né en 1854 et Marie née en 1865. Jean fréquente l'école, Fougerat est situé à 1,5km du bourg..

La mort de sa mère

Marie Barnabet décède le 10/02/1871 à Billy, Claude a alors 7ans et Marguerite 11 ans.

Or sur le registre de recensement de Billy de 1876 on indique que Claude Gueret est « sourd-muet depuis l'âge de 7 ans » : l'âge correspond à la maladie et le décès de sa mère…. Il peut avoir contracté une maladie qui le laisse sourd- mais muet???? serait-ce suite à un choc émotionnel?????

D'autre part sur le registre de 1872, Claude a 8 ans et il est précisé qu'il sait lire- ainsi que sa sœur, âgée, elle, de 11 ans. Les 2 indications sont contradictoires- mais ce qui est sûr c'est qu'il est sourd, il en est question en particulier au moment du service militaire...

François fait les démarches habituelles à la suite du décès de son épouse. Il a été désigné lors du conseil de famille tuteur de ses 2 enfants, le subrogé-tuteur étant l'oncle maternel des orphelins, Claude Barnabé cultivateur à Saint-Félix.

François a aussi fait appel le 07/06/1871 au notaire, Pierre Grand, pour établir l'inventaire de la communauté qui existait entre lui et Marie : le passif est supérieur à l'actif.....La situation de la famille est donc préoccupante….

Décès de la grand'mère maternelle et succession

Entretemps, c'est à dire 2 mois après sa fille, Madeleine Forest, mère de Marie et de Madeleine Barnabé, décède le 24/04/1871. Claude et Marguerite recueillent donc la succession de leur grand'mère maternelle se composant d'une somme de 600 francs qui sera touchée par leur père en qualité de tuteur, puisqu'ils sont mineurs. C'est le 19/11/1871 que François reçoit pour ses 2 enfants la somme correspondant à leur part d'héritage de leur grand'mère.

Suite au décès de sa femme François Gueret reste en communauté avec son beau-frère, avec l'appoint d'une domestique de 22 ans en plus du domestique.

Remariage du père

François se remarie le 26/10/1872 avec une cousine, Jeanne Deverne, elle-même veuve avec un enfant, du même âge que Claude. Jeanne intègre avec son fils André Tury  la communauté familiale qui associe François à Gilbert Nebout et Madeleine Barnabé au Fougeras de Billy. Mais à cause de sa surdité Claude n'est guère en mesure  de nouer des relations avec de nouvelles personnes....

  • Crechy/la Toule

En 1881 le groupe familial Nebout-Gueret quitte Fougeras de Billy pour la Toulle de Crechy. Ils sont métayers. François a décidé de garder son fils auprès de lui car il pense qu'à cause de son handicap il aurait des difficultés à travailler hors de sa famille.

Mariage de sa soeur

Marguerite Gueret, la sœur de Claude se marie avec Jean Borduron le 24/11/1883 à Crechy. Jean, âgé de 28 ans,et journalier aux Vaux de Crechy.

Un contrat de mariage a été établi chez Maître Grand le 18/11/1883 qui définit les clauses pour la société de culture divisée pour deux tiers pour François Gueret et ses autres enfants et un tiers pour Jean Borduron. Claude et André ont donc leur place dans l'association, mais sans être nommés.

  • Sanssat puis Saint-Felix/la Brosse.

Le groupe familial quitte Crechy pour Sanssat, puis le 13/01/1884 François Gueret et Jean Borduron acceptent un bail à moitié fruits pour une année à partir du 11/11/1884 au domaine de la Brosse à Saint Felix. Le bailleur exige constamment 4 hommes forts et robustes pour la culture :la famille dispose en effet de François, Jean, Claude et André...

Le conseil de révision

André Tury, et Claude Gueret, étant nés en 1864 arrive pour eux le conseil de révision à Varennes.Le 23/04/1885 : André tire le numéro 100 il n'est pas incorporé. Claude, quant à lui, est exempté comme sourd-muet.

Claude continue sa vie auprès de son père et du couple de sa sœur, une Jeanne est née en 1885 à Saint Felix.

La séparation familiale

Quand François Gueret et Jean Borduron décident de mettre fin à leur association, Claude reste auprès de sa sœur.

  • Billy Almandière

François et Jeanne s'installent à Saint Germain des Fossés , alors que Jean Borduron et Marguerite Gueret acceptent un bail à ferme pour 3 ans, à partir du 11/11/1886 pour une propriété sise à Almandiere à Billy. Mais Claude ne figure pas dans le bail, ce qui signifie qu'il n'est pas associé à sa soeur et son beau-frère, mais travaille comme ouvrier agricole pour eux.

Il ne s'agit pas de brouillerie entre le père et le fils, car Claude va effectuer des travaux dans la nouvelle maison de son père, qui le rémunère.

Les comptes du tutelle

Claude ayant atteint sa majorité, François son père doit présenter les comptes de tutelle pour ses 2 enfants , ils se retrouvent donc devant maître Grand le 28/11/1886.

Après le décès de Marie Barnabé son épouse en 1871 il en est résulté de l'inventaire des biens de la communauté un déficit de 569 francs. Les 2 enfants ont ensuite obtenu de la succession de leur aieule Madeleine Forest 600 francs.

Le trousseau de leur mère décédée a été retiré en nature par les 2 enfants. François Gueret déclare donc qu'il ne doit que 300 francs à chacun de ses enfants. François se trouve débiteur envers Claude :

  • 100 francs venant du chef de sa mère décédée

  • 150 francs pour indemnité de travail fait dans la maison du Coquet

  • Il revient encore à Claude 200 francs prêtés à Claude Barnabé de Saint-Félix, son oncle.

François Gueret juge d'autre part nécessaire de préciser que le temps passé par Claude avec lui dans la maison et la société agricole a été «de sa bonne volonté» et qu'il a eu soin « comme entretien et nourriture» de son fils «qui vu son état de surdité assez prononcé devait être mieux que dans une maison étrangère».

Cette mise au point laisse penser que des remarques ou des reproches ont pu lui être adressés et qu'il cherche à se justifier…Il a certes logé, nourri et entretenu Claude, mais à part les travaux dans la maison Claude n'a reçu aucune somme de son père...

François doit à Marguerite 100 francs seulement, puisqu'elle a déjà reçu 200 francs

Jean, pour sa femme, et Claude approuvent les comptes. François leur paie donc ce qu'il leur doit.

Les dernières années

En 1891 comme en 1896 Claude demeure comme ouvrier agricole auprès de sa sœur, de son beau-frère et de sa nièce Jeanne née en 1885. Il reste célibataire. Ils quittent ensuite Billy.

  • Saint-Germain des Fossés/Les Rabrunins

En 1901 ils sont cultivateurs avec Claude, à Saint Germain des Fossés, les Rabrunins, et c'est là que Jeanne se marie en 1903 à 18 ans avec Auguste Dufour, âgé de 26 ans et journalier au chemin de fer à Saint Germain des Fossés.

Et à ce moment là a lieu un changement notable dans la famille...Auguste Dufour devient charretier; un enfant, Marguerite, naît en 1904, les parents de Jeanne vivent avec le couple rue de Cusset.

Son décès

A partir du recensement de 1906 Claude  ne figure plus avec eux. Peut-être est-il décédé après 1902....

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