Gilberte Gournillat


Gilberte Gournillat naît le 13/01/1849 au Mayet d'Ecole, fille de Marien et Marie Bazin qui s'y sont mariés le 22/02/1848. Au moment du mariage Marien est âgé de 23 ans, et Marie Bazin, de 21 ans. Gilberte est la première enfant du couple.Marien est indiqué cultivateur propriétaire.

La famille de Gilberte s'agrandit avec la naissance d'une sœur, Sophie, le 11/03/1856, puis d'une autre Gilberte le 25/02/1859.La dernière sœur de Gilberte, Marie, naît le 28/06/1861.

double mariage

Par l'intermédiaire des Gournillat vivant vers Saint-Didier ils sont en rapport avec une famille Bardot, métayers à Saint Didier en Rollat, au domaine des Chènes à Saint Gilbert.

Deux mariages sont envisagés, d'une part entre Gilberte et Pierre Bardot, son aîné de 3 ans, mais qui doit d'abord passer le conseil de révision avant de penser au mariage concrètement, d'autre part entre Jean et Françoise Bardot, (demi)soeur de Pierre, tous deux nés en 1850.

Pierre Bardot lors le conseil de révision est déclaré bon pour le service et est appelé le 02/11/1867 pour le 12ème de ligne, immatriculé sous le numéro 4051. Gilberte doit donc attendre son retour pour se marier. Pierre participe à la guerre de 1870.

Par contre Jean, le frère de Gilberte  a plus de chance que Pierre au conseil de révision le 05/09/1870 il a été exempté de service militaire pour infirmité, l'ankylose d'un doigt de chaque main. Jean peut donc épouser  Françoise Bardot le 30/01/1872 à Saint-Didier et Pierre est témoin au mariage de sa soeur avec Jean Gournillat. 

Gilberte peut enfin épouser Pierre au Mayet d'Ecole, le 30/10/1873, avec l'autorisation du Général commandant la subdivision de l'Allier, suivant le certificat délivré le 27/09/1873, puisqu'il fait encore partie de la réserve de l'armée active.Un contrat de mariage sous le régime de la communauté réduite aux acquêts est établi chez Maître Cherieux le 12/10/1873.
Le contrat instaure une société de culture établie entre les futurs, les époux Bardot-Dubost et les époux Jean Gournillat et Françoise Bardot. Il reviendra tant pour les bénéfices que pour les pertes un sixième pour chacun d'eux. Les parties déclarent que tout le fond social vaut 1000 francs.

Communauté familiale et fraternelle

Les naissances alternent chez Pierre et Jean, déclarées en général par le père, l'oncle et ou le grand-père Bardot. Mais des 3 fils de Jean et de Françoise, nés en 1873, 1875 et 1878, seul le deuxième, Jean Robert vit. Les 2 autres meurent dans leur première année de vie. Pierre et Gilberte ont beaucoup plus de chance.

Gilberte met au monde 5 garçons et tous parviennent à l'âge adulte. Marien naît le 09/09/1874, puis  Jean (qu'on nommera Louis pour le distinguer de son cousin-germain Jean Robert) le 28/02/1876, puis Alexis en 1878, puis Pierre le 07/09/1882, et le dernier, Arthur Marien le 06/10/1886.

Les aînés fréquentent l'école de Saint-Didier, bien éloignée de Saint-Gilbert.

Séparation

En 1887 les deux couples fraternels se séparent, ce qui représente un bouleversement familial: Jean Gournillat et Françoise Bardot restent à Saint-Gilbert mais au domaine de la Cour, plus petit que celui des Chênes. Pierre Bardot fils et Gilberte prennent en bail le 11/11/1887, le domaine « la Plume » qui dépend avec 4 autres exploitations du château du Vernet appartenant au Comte Dubuysson. Pierre Bardot père les accompagnent mais à son âge il n'est sans doute que « le père du preneur. ».

Pourquoi cette séparation? S'agit-il de mésentente fraternelle? de conflit avec le propriétaire?

En effet, Jean et Françoise restent au service de la famille Grangier, alors que Pierre et Gilberte partent au Vernet de Brout, chez le comte Dubuysson.…

son veuvage

Pierre âgé de 45 ans meurt le 31/05/1891 à 9 heures du matin à son domicile. Il avait été recensé comme « métayer »....

Gilberte se retrouve veuve encore jeune (42 ans) et avec 5 fils mineurs; mais elle a le soutien de son beau-père, qui reste avec elle et les 5 garçons. Elle décide d'élever ses enfants auprès d'elle et espère pour eux des mariages avantageux. Elle ne se remarie pas.

Gilberte réunit le conseil de famille le 19/07/1891 devant Léon Marty, juge de paix du canton d'Escurolles. Elle se trouve tutrice naturelle et légale de ses 5 fils mineurs: Marien 16 ans, Jean 14 ans, Alexis 13 ans, Pierre 8 ans, Arthur-Marien 4 ans. Comme elle souhaite exercer légalement la tutelle elle a convoqué verbalement le conseil de famille pour faire nommer un subrogé-tuteur.

La ligne paternelle est représentée par:

  • Pierre Bardot 82 ans le grand-père paternel des mineurs.

  • Gilbert Court 67 ans cultivateur demeurant à la Codre, commune de Saint-Didier en Rollat, oncle paternel par alliance des mineurs

  • Pierre Court 25 ans cultivateur à la Codre, cousin germain des mineurs

La ligne maternelle est composée de

  • Marien Gournillat 64 ans, cultivateur demeurant à Saint-Gilbert commune de Saint Didier en Rollat, grand-père maternel

  • Jean Gournillat 40 ans cultivateur également à Saint-Gilbert oncle des mineurs

  • et enfin Gilberte Gournillat, veuve Bardot qui souhaite exercer la tutelle de ses enfants.

Après délibération le conseil de famille, sans la participation de la tutrice légale, a déclaré choisir comme subrogé-tuteur Pierre Court par 4 voix contre une donnée à Pierre Bardot, qui malgré son âge souhaitait la charge. Pierre Court accepte la fonction de subrogé tuteur. Il est cultivateur à la Codre de Saint-Didier en Rollat auprès de ses parents. Il vient de se marier, le 07/02/1891. D'ailleurs Pierre Bardot avait été un de ses témoins.

S'en suit la déclaration mobilière devant Maître Felidas notaire à Brout, le 21/08/1891, les objets immobiliers ont été estimés en famille.

  • Pour le mobilier de ménage:

  • Divers objets servant à la cuisine 25F

un pétrin et une table 35F, un buffet 20F, une horloge 10F, une autre table 8F

un lit garni 40F, un mauvais lit garni 20F, un lit de fer garni 45F

une meule 5F

  • Pour le mobilier de ferme:

un tombereau pour cheval 110F, un char à bœufs 250F, un autre char à boeufs vieux 150 F

un tombereau à boeufs 150F, un autre tombereau plus vieux 100F

deux herses en bois 6F, deux charrues 30F, une herse en fer 30 F, trois araires 24 F

une houe à cheval 10F, un rouleau à cheval 60F

une cage à porcs 10F

un établis de menuiserie 15 F, un lot de bois de travail 35 F

un coupe-racine 20F, divers instruments pour le jardinage ou pour les fourrages 25F

quatre tonneaux et un quart vides 8 F

un double décalitre 2 F

un tarare et un van à main 20F

plusieurs sacs (?) vides 20F

les bénéfices du cheptel du domaine de la Plume 1749 F

Il n'existait au moment du décès de Pierre Bardot aucun autre actif.

  • La communauté devait:

-au sieur Saint-Quintin pour du vin 40 f et pour du vinaigre 9 F

-au sieur Thevenet pour marchandises 50 F

-au sieur Bouchet pour orge 28 F

-au sieur Dumet prêt d'argent 40 F

la Fabrique de Brout frais d'enterrement 38 F

-pour cercueil 20 F

-droits de succession frais de tutelle

Il semblerait que le décès ait été rapide car il n'est pas question de frais de médecin ou de pharmacien....

Les garçons les plus jeunes fréquentent l'école de Brout-Vernet sur la place de la mairie et de la poste, située à 4 kilomètres du Vernet.

Gilberte fermière avec ses fils

Selon les contrats de métayage habituels, le décès de l'un des preneurs met fin au contrat. Sans doute avec le soutien de Pierre-Gervais Court, subrogé tuteur des orphelins et homme instruit, Gilberte obtient des propriétaires du domaine de la Plume un nouveau bail, cette fois-ci de fermage. La situation de fermier est mieux considérée que celle de métayer, même si la marge de manoeuvre est faible devant les obligations dues au propriétaire.

Le 03/06/1893 le château, le parc, le domaine de la Plume et le champ de la Vigne deviennent la propriété du fils aîné Henri du Buysson, suite à la donation partage du comte du Buysson et de sa femme entre leurs 3 enfants.

Gilberte perd son beau-père, le grand-père Pierre Bardot à 84 ans le 01/04/1994 au Vernet.

le service militaire des fils

Arrive le moment du service militaire pour les fils de Gilberte. Marien, l'aîné, est incorporé le 12/11/1895, mais sans doute en qualité de « chef de famille », comme fils aîné de veuve, il est démobilisé le 22/09/1896, Il est affecté au 121ème Régiment d' Infanterie et au 98 RI.

Arrive le tour de Jean, de la classe 1896. Il passe le conseil de révision le 18/01/1897 à Escurolles, est déclaré propre au service. Il part comme soldat de 2ème classe dans l'infanterie au 21°RI à Langres. Jean n'obtenant pas de permission ne peut pas assister au mariage de son frère aîné.

Mariage de l'aîné

Marien se marie le 29 octobre 1898 à Brout-Vernet avec Claudine Dumet dite Françoise, âgée de 16 ans et demeurant avec ses parents à Ecole. L'oncle de Claudine est cocher au Vernet, donc voisin de la famille Bardot....Les parents Gilbert Dumet et Jeanne Barnabe sont métayers.

Le contrat de mariage est signé le 16/10/1898 chez maître Bertrand, notaire à Brout-Vernet.

Les époux adoptent le régime de communauté réduite aux acquêts. Ils se font mutuellement donation entre vifs et au survivant de l'usufruit et jouissance de tous les biens meubles et immeubles. En cas d'existence d'enfants à naître cette donation sera réduite de moitié en usufruit des mêmes biens.

La future apporte en dot comme provenant de ses gains et économies une somme en argent de 400 francs.

Gilberte a décidé de garder ses fils autour d'elle. Le contrat de mariage établit donc les clauses de la société de travail et d'industrie dont elle aura la direction. Cette société se divisera en 4 portions égales, soit Gilberte, les époux et Jean, le deuxième fils, à ce moment soldat au 21ème de ligne en garnison à Langres. Par contre les 3 autres fils ne sont pas cités : Alexis a 20 ans, il va bientôt partir au service militaire, mais il reste Pierre alors âgé de 16 ans et Arthur-Marien 12 ans. S'ils restent à la ferme ils seront donc considérés comme domestiques....

Gilberte confond dans cette société tous les harnais, vaisseaux venaires instruments aratoires voitures récoltes bénéfice de cheptel. Par contre tous les objets et ustensiles de cuisine en poterie vaisselle et verrerie sont formellement exclus de cette société, ainsi que les effets, linge et meubles meublants des sociétaires.

Les enfants à naître seront nourris et logés aux frais de la société mais non entretenus par elle. La société supportera les frais de maladie des sociétaires et de leurs enfants à naître.

La durée de cette société est illimitée, elle pourra cesser à la volonté des sociétaires, et ce cas arrivant toutes les choses mises en société seront partagées par quart entre eux.

Alexis part en 1899 au régiment à Chambéry dans les « Chasseurs alpins » et quitte le Vernet sans regret. Il est mis en disponibilité en 1900 (pour raison de santé) mais ne revient pas dans la ferme familiale.

Mésentente et séparation

Gilberte a prévu une communauté de travail dont elle reste le chef, elle doit considérer que sa bru est beaucoup trop jeune pour diriger la ferme. Cependant la société dirigée par Gilberte Gournillat ne dure pas longtemps: les relations entre belle-mère et belle-fille sont difficiles...

Et c'est Gilberte qui quitte la maison en abandonnant la partie. Elle se place comme domestique-servante au Mayet d'Ecole, la commune de son enfance. Lors du recensement de 1901 elle habite chez Jean Beaudet 64 ans et son neveu Jean Lafont 31 ans au Mayet d'école.

Cependant la société de culture n'est pas officiellement dissoute, Gilberte attendant sans doute que la situation de Jean se stabilise: il faut qu'il se marie au retour du servie militaire…

A son retour de service militaire en 1900 (de 3 ans depuis la loi de 1889) Jean reprend sa place auprès de son frère aîné et de sa belle-soeur. Il retrouve également le benjamin Arthur Marien. Pierre quitte ses frères et se place comme domestique en attendant le conseil de révision. Pour aider la jeune fermière de 18 ans on fait appel à une domestique de 22 ans, Elisa Saulnier, en attendant le mariage de Jean.

Mariage du fils cadet

Jean a fait plus ample connaissance avec sa voisine Antoinette Deverne, ils décident de se marier. Le mariage a lieu le 28/09/1901 à Brout-Vernet. Gilberte assiste au mariage auquel elle consent. Le contrat de mariage de Jean et d'Antoinette, établi chez Maître Pautrat de Brout-Vernet le 22/09/1901, soit 6 jours avant la célébration du mariage, est un contrat classique. Les époux adoptent le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts. Les habits, hardes, linge, bijoux et autres objets à l'usage personnel de chacun leur resteront propres. Ils se font donation mutuelle et réciproque de l'usufruit de tous les biens meubles et immeubles du composeront la succession. Le survivant devra seulement faire dresser un inventaire. En cas d'enfants la donation sera réduite à la moitié.

Les parents Deverne donnent à leur fille en dot par avance d'hoirie sur leurs successions futures un trousseau mobilier, non détaillé, mais aimablement estimé à la somme de 400 francs. Jean apporte en mariage comme dot différents objets mobiliers servant à l'exploitation d'une ferme, ainsi que différents meubles meublants, bénéfices de cheptel estimés à la somme de 500 francs.

Cependant rien n'est décidé quant à la société de culture, ce qui paraît surprenant, car le contrat de mariage en général règle cette question, mais la société qui existait avec Gilberte n'a pas été officiellement dissoute....

Les témoins à la signature du contrat sont : Alexis Bardot, frère cadet de Jean, Jean-Baptiste Mousset, le grand-père maternel d'Antoinette, Marie Mousset, la cousine germaine d'Antoinette.

Quant à Gilberte, elle n'est pas citée comme présente..... Ce fait peut manifester son opposition au choix de son fils. … Elle aurait préféré un mariage plus avantageux. C'est Alexis qui accompagne Jean, et non pas le frère aîné, lui aussi absent.....

Dissolution de l'ancienne société, création de la nouvelle

Quelques jours après la célébration du mariage de Jean, le même notaire s'occupe de la dissolution de la société de culture établie aux termes du contrat de mariage de Marien avec Clotilde Dumet (Maître Bertrand 16/10/1898) . Mais en fait ce qui attire l'attention c'est que 2 dates sont indiquées : le 3 octobre au Vernet, au domicile des comparants et le 7 octobre en l'étude du notaire. Il est difficile de comprendre pourquoi cet acte, pourtant bien simple, nécessite 2 rencontres avec le notaire....D'autre part, Gilberte demeurant au Mayet est-elle venue 2 fois, ou seulement une fois, chez le notaire, quand l'acte a déjà été rédigé ?????Il y aurait eu signatures séparément....

Chaque sociétaire déclare s'être réglé aimablement sur les objets mis en société....

Et le même jour, le 07/10/1901, et avec les mêmes témoins instrumentaires, les 2 couples, Marien et Clotilde, et Jean et Antoinette, peuvent signer l'établissement de la société de culture entre eux devant le notaire. Gilberte n'en fait pas partie.

Cette société comprendra les outillages et harnais de toute sorte, voitures, outils et instruments de petite ou grande culture, les récoltes de toute nature, les bénéfices de cheptel de bestiaux. Elle se divisera en 4 parts égales entre les 4 sociétaires. Tous les comptes seront réglés le 11 novembre de chaque année.

La durée de la société est illimitée, chacun des sociétaires pourra en demander la dissolution « quand bon lui semblera"  mais seulement au 11 novembre. La société pourvoira aux besoins personnels des sociétaires et de leurs enfants. Les 4 sociétaires signent l'accord, en présence des 2 témoins instrumentaires requis, mais Gilberte est absente.…

Le petit Pierre-Blaise dit Marcel, premier petit-fils de Gilberte naît le 26/01/1902 à Brout-Vernet.

Mariage du troisième fils

Tout la famille se trouve réunie- pour la dernière fois- pour le mariage d'Alexis à Bayet le 19/08/1902. Il épouse la cousine germaine de sa belle-soeur Antoinette, Marie Mousset, Gilberte est présente. Le contrat de mariage est établi devant Maître Barthelat le jour du mariage. Alexis et sa femme partent à Paris dès après le mariage pour tenter leur chance....

La communauté familiale imaginée par Gilberte s'écroule  rapidement...

Nouvelle séparation

La cohabitation entre les deux jeunes couples est difficile. Ils décident donc rapidement de se séparer, mais ne peuvent le faire qu'au 11 novembre 1902.... Le marquis du Buysson, le propriétaire du domaine de L'Ile de la Plume, au Vernet, signe le bail de ferme avec leurs successeurs, dès le 23/01/1902 pour à partir du 11/11/1902, devant maître Pautrat.

Jean et Antoinette vont à Saint-Pourçain, et quittent le travail de la terre. Jean travaille donc comme journalier. Antoinette enceinte prépare la venue du bébé Marcel qui naît le 05/12/1902 à Bayet chez ses grands-parents maternels lors d'une visite familiale. Le frère aîné devient cultivateur à Labrosse, le plus jeune des frères, Arthur-Marien, encore mineur se place comme domestique.

Gilberte seule

En 1906 Gilberte ne travaille plus chez Jean Beaudet. Elle est désormais domestique à l'hôpital de Saint-Pourçain, 4 rue Maison Dieu, tenu par des religieuses, et dirigé par Jeanne Cluzel originaire de Saint Saturnin. Cinq religieuses, deux domestiques et 11 malades occupent le lieu.

Les 5 fils de Gilberte sont dispersés….

  • Marien, son fils aîné est métayer à la Brosse de Espinasse Vozelle. Un deuxième enfant, Marie, nait le 07/05/1906.
  • Jean (dit Louis) et Antoinette vivent dans un petit appartement à Saint-Pourçain, rue des Fours banaux. Mais les ressources du ménage sont très modestes. Jean prépare son départ pour Paris. En effet il décide de rejoindre Alexis à Paris en 1907, d'abord seul, pour préparer la venue de sa femme et de son fils.
  • Les nouvelles d'Alexis sont bonnes, il vit avec sa femme à Paris. Marie occupe une loge de concierge et Alexis travaille à la société du gaz  comme allumeur de réverbères et exerce en plus le métier de cireur de parquets.
  • Pierre effectue son service militaire à partir de 1903 puis à sa libération rejoint ses frères à Paris 
  • Le plus jeune des frères, Arthur /Marien est domestique à Brout Vernet. Il est incorporé le 01/10/1907 comme cuirassier de 2ème classe. Il est envoyé en congé le 26/09/1909. Lui aussi rejoint les frères à Paris. Suivant l'exemple de ses aînés il devient gazier et frotteur de parquet à Paris.

Gilberte vit donc loin de ses fils, à Saint Pourçain... elle garde des contacts avec ses soeurs et frère. Elle envoie son accord, mais elle ne se rend pas à Paris pour le mariage d' Arthur, célébré le 11 juillet 1912 à la mairie du 1er arrondissement. Les 2 frères Jean et Pierre sont témoins, ainsi que deux amis parisiens. Un photographe professionnel fait une photo de groupe, ce qui permet à Gilberte de revoir ses fils parisiens en effigie. Gilberte ne viendra jamais à Paris et ne connaîtra donc pas le cadre de vie de 4 de ses fils...

Des 4 fils devenus parisiens seul Jean est resté attaché à son pays natal. Il profite du court congé d'été octroyé par la compagnie du gaz où il est employé, pour passer quelques jours avec sa femme et son fils chez des cousins. Gilberte a donc l'occasion de revoir son fils, sa belle-fille et son petit fils en 1912.

Gilberte n'est âgée que de 63 ans, mais elle est souffrante. Elle termine sa vie comme domestique chez Jean Mounin à Saint-Pourçain.

Son décès

En janvier 1913 Gilberte décède à Vichy 9 rue de Cusset, au domicile de son fils aîné, qui déclare le décès à la mairie, et s'occupe de l'enterrement. Gilberte ne connaîtra pas le mariage de son fils Pierre, avec Suzanne Pasquier le 13/04/1913 à Paris 3ème..…