Le logement

ferme

ferme bourbonnaise

la maison - l'ameublement - les éléments de confort - l'approvisionnement en eau-les voitures


La maison du cultivateur

S'il est métayer ou fermier il est logé par le bailleur. S'il est journalier il loue une petite maison. Rares sont ceux qui possèdent leur habitation.

Les habitations sont en général de dimensions réduites.....

La maison est couverte en paille ou en tuiles plates.

chaumiere

                                                                   Chaumière

La partie d'habitation est plus réduite que la partie d'exploitation :

Selon l'importance du domaine agricole les bâtiments d'exploitation consistent en écurie, étable (une ou plusieurs), grange, poulailler, cuvage, cave ou cellier, grenier(s), chambre du four, chambre des outils....

Dans les domaines la maison d'habitation et les bâtiments d'exploitation sont placés face à face ou en équerre ou en fer à cheval entourant la cour.


ferme de domaine maquette

maquette de ferme de domaine (musée  de Marcillat)

Dans les fermettes la partie habitation  et celle de l'exploitation sont séparées:

fermette maquette

maquette de fermette (musée de Marcillat)

Dans les locateries un seul bâtiment abrite l'habitation, la grange, l'étable, le poulailler etc....



fermette

La partie réservée à l'habitat est constituée d'une pièce avec une cheminée dite "pièce à feu" et souvent d'une ou deux autres pièces.

La cheminée sert au chauffage et à la cuisson des aliments.

devant la cheminee

devant la cheminée...

Chaque pièce est pourvue d'une fenêtre. L'orientation des pièces, importante par rapport au soleil, source de lumière et chaleur, est souvent précisée dans les inventaires.

La pièce principale, pourvue de la cheminée sert de cuisine, mais aussi de pièce commune et de chambre. Une bassie, appelée aussi souillarde, recoin de la cuisine, n'est pas toujours citée mais est indispensable... Souvent un placard permet de ranger la vaisselle.


Si la maison dispose d'autres pièces celles-ci sont plus spécifiquement des chambres.

En 1825 la maison de la famille Papon à Saint Gerand de Vaux dispose de 2 pièces et chacune contient 2 lits. La famille est constituée du père Jean veuf depuis 1822, de l'aîné Claude marié, du second fils Claude célibataire, de François, le dernier fils alors au service militaire,  et de 2 filles de Claude, âgées de  4 ans et Un an et demi. Il est question de domestiques dans l'inventaire de 1825 mais ils ne semblent pas pouvoir disposer de lits??????


André Giard, laboureur fermier à Crechy, demeure dans la maison du domaine du Chambon à Crechy lorsqu'il fait venir le notaire chez lui, le 17/03/1824. La maison est constituée de 2 chambres, il se trouve dans son lit placé dans la deuxième chambre.

La maison de Antoine Talabard et Claudine Mouly  à Saint Germain de Fossés en 1870 est constituée d'une cuisine qui a son entrée dans la cour, d'une chambre donnant dans la cuisine et servant de débarras, et d'une autre chambre servant de chambre à coucher, avec le grenier, la cave, la grange.

Les familles de cultivateurs avec beaucoup d'enfants disposent parfois  de plusieurs pièces sans que cela signifie une aisance financière. Ainsi Martin Chavenon et Catherine Delarras métayers à Mercy qui ont en 1824 7 enfants, 2 fils majeurs dont un marié et 5 mineurs disposent de

  • une grande chambre cuisine avec buffet petite armoire table et banc
  •  3 chambres avec chacune un lit
  • une chambre de four
  • un cuvage
  • une cour

Visiblement l'inventaire est incomplet car il ne mentionne pas le grenier et les bâtiments, étables, poulailler, etc....

La maison la plus grande est celle de Pierre Randoin, fermier à Creuzier le Vieux. L'état des lieux dressé entre Pierre Randoin et le propriétaire, et fourni à maître Posque en 1843 la décrit avec précision :

La propriété donnée en fermage comporte la cuisine, une chambre, la bassie, un corridor, la laiterie, un petit cabinet servant d'office, un petit cabinet à écrire, un salon, un cabinet, une cave, les latrines, la chambre du four, un colombier, les étables à porcs, une vieille maison  près de l'écurie comportant 2 pièces, l'écurie, la grange, le cuvage servant de pressoir, le grenier sur toute la maison.

En plus du nombre important de pièces, il faut remarquer "les latrines", habituellement non citées et "le salon à écrire", utile seulement si le fermier lit et écrit. Il ne s'agit pas de l'habitation accessible à la majorité des cultivateurs au 19ème siècle.


Peu d'indications sur le sol : parfois il est précisé qu'il est carrelé....

Le grenier, placé en général au dessus des 2 pièces de la maison, sert à entreposer les récoltes, les réserves alimentaires et quelques objets usagés. Selon les familles et leurs conditions de subsistance il est parfois bien rempli.

Dans le grenier de la famille  Papon, à Saint Gerand de Vaux en 1825, sont entreposés du blé seigle, des bottes de paille, des noix, du chanvre et de la laine sous différents états,  un saloir en bois, du sel, trois coffres en bois, une selle et une bride pour cheval un pétrin en bois de chêne des outils, un fauteuil, une petite table, un berceau, un pétrin en chêne....

L'utilisation de la cave est primordiale dans le cas d'une activité annexe ou principale de vigneron pour entreposer les tonneaux. Le saloir y est également placé.


Parfois un cultivateur a l'opportunité de faire construire la maison. Trois exemples détaillés donnent une idée précise des matériaux utilisés et des caractéristiques du bâtiment....


  • louage de Martin Chavenon à Mercy en 1824
Martin Chavenon, métayer au domaine des Grosdots a construit en bois un louage, couvert à tuiles plates, composé d'une chambre à cheminée à laquelle est  adossé un four,  et d'une autre chambre plus petite sans cheminée par laquelle on monte au grenier qui règne sur les 2 chambres. Il n'est fait qu'en planches avec un terré (??) régnant sur la chambre à feu. A l'extrémité du bâtiment se trouve une étable pour les brebis.
  • maison de Pierre Dubost, journalier à Saint-Gerand de Vaux

Le 23/05/1830 (notaire Droiteau à Saint-Gerand de Vaux) Pierre Dubost et sa femme Catherine Gourut décident de faire construire à partir d'une ancienne maison dont le pignon servira  à l'ouest, une maison  de 13 pieds et demi de long  et de 15 pieds de large ( 1 pied correspond à 32,485 cm soit 4,87m sur 4,38m). Ils font appel à Jean Michelon, maçon patenté, domicilié dans la même commune.

-les fondations jusqu'à un mètre  au-dessus de la terre seront en briques et mortier de sable et chaux ainsi que la cheminée

-le surplus  de murs sera en pizai /pisé

-il y aura une porte et une croisée et une lucarne au grenier, les chassis en bois de chène

-le dessous de la porte sera en pierre

-la poutre sera de 8 pouces et quart, les soliveaux 3 pouces sur 4

-le plancher et les portes seront en planches de bois blanc à double joint et la charpente en bois de chêne
(ferme en tenaille)

-seul le foyer sera carrelé

-la couverture sera en tuiles plates

La maison doit être terminée et logeable dans un délai de 5 mois, moyennant la somme de 385 francs, 280 francs ont déjà été versés. Le reste, soit 105 francs seront acquittés  le 11/11/1831.

  • Maison de Gilbert Pillet, cultivateur aux Bessons (Crechy)
Gilbert Pillet fait appel à un maçon  en 1865 pour transformer en maison pour le prix de 530 francs payable en 3 fois,  un ancien cuvage dont il a hérité.

-La maison sera crépie, elle  aura 8 mètres sur 2,80 mètres, avec une cheminée,

-La cheminée aura 2 pierres taillées de chaque côté.

-Les 2 croisées, de 1,40m sur 0,90m, une au levant, l'autre au couchant et la porte d'entrée de 2,33m sur 0,90m seront en chêne, le surplus en bois blanc.

-Un escalier en pierres de taille conduira à la cave de la largeur du bâtiment.

-La couverture et la charpente du cuvage actuel  devra servir.

-Le grenier sera pourvu d'une lucarne, et les fenètres de volets.

-La maison sera carrelée en petits carreaux de 16 centimètres.

Le travail doit être effectué en 4 mois.

IL s'agit d'une maison d"habitation, sans aucun bâtiment d'exploitation....


L'ameublement du cultivateur




piece principae de ferme

Le lit

Il forme la partie principale du trousseau  de la future épouse.

Les formes de lit sont variables:

« à 4 quenouilles » , « à la duchesse » , « à baldaquin » parfois à roulettes, avec ciel en bois ou en fer.
Apparaissent aussi des lits « à bateau », très rarement  un lit en fer. Un lit de sangle est signalé en 1833; parfois une table de nuit, en noyer, mais seulement dans une maison bien garnie.

Dans les inventaires il est en général question de « lit garni » comprenant :
  •  le bois de lit, en noyer, en cerisier, en chêne etc...
  •  les rideaux en droguet, ou en cotonne, ou en laine, « à flèches », entourent le lit....
  •  la paillasse et plus rarement le matelas : Catherine Venezy, femme de laboureur à Varennes en 1828 possède dans son lit un matelas en laine et crin avec enveloppes en toile de coton de 12kg, mais c'est tout à fait exceptionnel......
  •  un sommier est signalé lors d'un inventaire de 1903....
  •  le lit de plume
  • couette, ou édredon , traversin et/ou oreillers en plumes d'oie ou de volaille avec taies
  • courte-pointe, couverture en laine, en coton, couvre-pieds.

En 1816 Gilbert Bouché et Françoise Baujon, tous deux veufs apportent lors de leur remariage des "couvertures de marchand"(???)

  • et bien sûr des draps

lit et armoire interieur paysan

lit à quenouilles et armoire
L'armoire
elle est également en « menuiserie », en bois de noyer, en cerisier, en chêne, ou parfois en différents bois, en bois blanc, avec fermetures, parfois « à futs de raquette »,  à 2 portes.
Elle manque souvent, au début du siècle, les objets étant rangés dans un ou plusieurs coffres. C'est le cas chez Michel Deverne en 1829.

Le buffet ou le vaisselier
il peut manquer surtout si la cuisine dispose d'un placard.
Quand  le buffet est très vieux il peut être sans porte.
Il est souvent fait de 2 parties : le dessous et le dessus. Parfois un vieux meuble fait le dessus du buffet. Il peut être à 4 vantaux, la partie supérieure étant à claire-voie.
Il peut être garni de ferrements et de serrures.
Le vaisselier est en bois de chêne et cerisier en 2 parties, le bas à 2 portes chez les époux Dubost-Laurembourt en 1838.
Une seule maison, bien garnie, dispose de 2 vaisseliers, un à 2 battants et l'autre à 4 battants, en 1833.

vaisselier

Le vaisselier

Les tables
La table de cuisine en général est grande,  en chêne ou en cerisier, avec des tiroirs aux extrémités. Parfois elle peut même avoir 6 pieds, elle peut être sur tréteaux, garnie de ses 2 bancs.

Elle peut être couverte de toile cirée,  en 1873.

Mais la maison peut avoir plusieurs tables : table carrée en bois fruitier chez Jean Ray, petite table ronde en noyer chez Gilbert Sarrazin, petit gueridon, ou autre petite table....


Les chaises
En général elles sont en paille, souvent en mauvais état, en nombre variés suivant les maisons, entre 4,  et 12 chez Jean Bouvard en 1851  et Jean Gournillat en 1902.
Chez Gilbert Sarrazin on distingue les 6 chaises « de cuisine », « communes », et les 4 chaises « fines ».
En 1873 Gilbert Deverne en plus de 11 chaises dispose également d'un banc en bois.
Les familles nombreuses, lors d'association de travail et d'habitation les bancs s'ajoutent aux chaises, comme chez la famille Melin à Monestier/Moncelat en 1846

Les  fauteuils
Ils sont rares.
Ils ont été rencontrés chez Gilbert Sarrazin (à Billy), qui en possède un et chez Françoise Baujon à Escurolles, lors de son remariage en 1816, elle en a deux.

La bergère
Elle n'est citée que chez Leon Chomet et Anne Berger, tous deux décédés, lors de l'inventaire  établi par le tuteur et le subrogé-tuteur des orphelins en 1828.


Le coffre

meuble très ancien il disparaît progressivement.
Il est en menuiserie, en sapin, en noyer,  ou en chêne, même en cerisier,  ou en poirier, en sorbier; pouvant fermer à clé, souvent « vieux », « en mauvais état »parfois « grand »
Il s'agit en général d'un meuble peu considéré, passé de mode et souvent relégué au grenier.
En 1829  Michel Deverne en possède 3, fermant à clé et utilisés comme «armoire ».  
Egalement en 1829 Jean Valette en a  2, usés, venant de sa première épouse, mais il a aussi 2 armoires.

Ils peuvent renfermer des vêtements, du linge , des chapeaux.... ou des outils !
L'avantage de coffres c'est que chacun peut avoir le sien.
Chez Jean Roudier, en 1832, un coffre contient des vêtements et hardes, un autre ceux de la domestique, le troisième est pour le linge sale. Les linges et hardes de sa femme défunte se trouvent par contre dans l'armoire.

L'horloge
horloge comtoise

   « pendule de Comté »

dans sa boite en bois de menuiserie, en sapin, avec ses poids en fonte
Elle est assez peu présente dans les inventaires  de la première moitié du siècle.
Jean Baptiste Bezut laboureur métayer à Langy en 1837 a une horloge estimée à 60 francs.
André Morturier également laboureur métayer, en possède une en 1838 estimée à 30 francs.

A partir de  1863 elle ne manque presque jamais. …


La  commode
Dans les inventaires étudiés elle n'apparaît qu'à partir de 1871. Elle est en noyer, en chêne, ou en bois blanc.

La maie ou arche
La maie « pour pétrir le pain », avec parfois la précision qu'elle est en chêne, est presque toujours présente, ou plus rarement le pétrin. En effet elle sert à la fois de pétrin lors de la fabrication du pain et de garde-manger le reste du temps.

habitat maie bourbonnaise

maie se trouvant à Embraud, maison bourbonnaise de la Chavannée (Château sur Allier)


Le pétrin

il est beaucoup plus rare

La huche
à pétrir le pain, elle est en bois
Elle  peut contenir des pièces de poterie


Les meubles pour enfants
  •  la chaise d'enfant : en 1828 chez Leon Chomet et Anne Berger, à Montoldre et en 1832 Michel Deverne disposait d'un petit banc
  •  le lit d'enfant :il en apparaît peu dans les inventaires après décès :

Un berceau d'enfant et une petite table avec un tiroir sont remisés dans le grenier dans l'inventaire Papon en 1825 à Saint-Gérand de Vaux. Or la petite fille de Jean Papon,  Louise, fille de Claude est née le 18/02/1824 et le 20/07/1825 le berceau est remisé au grenier, il n'a pas servi longtemps mais il peut être réutilisé pour d'autres enfants à venir....

Chez les frères Melin un berceau est répertorié en 1846 à Monestier/Moncelat

2 couchettes pour enfants chez Jean Rayen  02/09/1868 et un petit bois de lit  en chêne chez Gilbert Boucher le 02/08/1863 
lit enfant

lit se trouvant à Embraud, maison bourbonnaise de la Chavannée (Château sur Allier)

Eléments de confort

chauffage, éclairage, toilette, décoration
La cheminée
Elle est essentielle dans toutes les maisons, car elle permet la cuisson des aliments, elle apporte le chauffage, et assure également une partie de l'éclairage.
Elle nécessite l'apport de bois de brûle, entreposé dans la grange, ou dans la cour, ou même au grenier.
La garniture de la cheminée est plus ou moins importante : 2 chenets en fer, une crémaillère, une andière en fer pour suspendre un récipient au-dessus du foyer, une pelle, une pincette, un soufflet, un râteau de cheminée, des tissons, parfois un trépied.

Les lampes

  • Les chandeliers peuvent être en fer blanc ou en cuivre
  • Les lanternes en fer blanc
  • Des lampes, en cuivre, « appelée vulgairement chalet » chez Michel Deverne (en 1829)
  • Des bougeoirs, en bois.

Dans les maisons constituées d'une seule pièce on inventorie souvent une seule lampe
Joseph Allaire journalier à Loriges possède une lampe à huile estimée à 2 francs en 1862

Le chauffage des lits
Une bassinoire en cuivre permet d'apporter de la chaleur dans le lit

Les objets de toilette

  • un miroir, parfois 2
  • un rasoir avec sa boite, parfois 2
  • un plat à barbe

en faience chez Georges Peulon, métayer en 1838, et chez Jean Bouchard  à Neriguet (Bayet) en 1898
un rasoir dans son étui avec une pierre chez Jean Sarrazin en 1851

  • peigne-brosse

Le seul qui laisse à son décès un peigne est Blaise Jacques, enfant naturel, ancien militaire, domestique à gages. Il laisse aussi un morceau de savon, une brosse à dents, une petite fiole d'huile un pinceau pour la barbe, une savonnette.

Mais il faut remarquer que Blaise est domestique à gages à Vesse. Il habitait dans la maison de campagne de Emmanuel Masset ( demeurant à Vichy) avant son hospitalisation à l'hôpital de Vichy où il est décédé le 17/11/1853. Son maître exigeait vraisemblablement de son domestique une tenue soignée...

  •   des ciseaux

seulement cités chez Jean Sarrazin en 1851


  • une table de toilette avec une cuvette et un pot à eau a été trouvée une seule fois, dans un inventaire datant de 1903, chez Jean Gournillat et Marie Dumet, métayers au poirier (Brout-Vernet)

table de toilette

table de toilette

Les objets décoratifs
très rares!
En 1901 sont cités 2 pots de fleur et 5 petits cadres


Le cabinet d'aisance

Il n'en est pas question dans les logements des cultivateurs. Cependant le « confort » fait des apparitions timides à la fin du siècle...

Le 05/06/1886 Tamin femme Arloing a établi un cabinet d'aisance qui se déverse dans le ruisseau le Mourgon à Saint-Germain des Fossés, d'où un procès verbal dressé par le garde-champêtre Giraudet.

A la ville les vidangeurs recueillent les matières et vont les répandre sur des terrains comme engrais, ce qui conduit à des plaintes, comme le 26/03/1886 : Emmanuel Morot, propriétaire à Saint-Germain des Fossés fait constater par le garde-champêtre de la commune que des matières répandues sur un terrain dont Pierre Rondepierre est fermier causent des exhalaisons nuisibles, car elles ne sont pas désinfectées. Le vidangeur qui exécutait ce travail a refusé de le cesser en contravention de l'article 97 de la loi du 05/04/1884.

Ustensiles de cuisine

Ils font partie du "domaine" de la femme du cultivateur

l'approvisionnement en eau

puits bourbonnais

                                                            puits bourbonnais

L'eau est puisée au puits mais souvent le puits est commun à plusieurs unités d'habitation, disposant d'un droit d'usage...

En août 1828 le propriétaire du château de Saint Gerand s'oblige  de faire faire un puits pour le domaine de la Porte Saint Arnoux, pour son métayer, dans le courant de l'hiver prochain, ce qui prouve que le domaine n'a jusqu'alors pas de puits ....

L'eau pour la lessive est puisée directement dans la rivière ou au lavoir quand il en existe un dans la commune....

lavoir Sanssat

lavoir à Sanssat (état moderne)

lessive Mourgan St Germain des F.
lessive à Saint Germain des Fossés


les voitures

Le cultivateur possède en général une ou des voitures, il doit en effet faire des charrois, transporter des produits etc....
Il existe plusieurs types de véhicules, voitures à 2 roues ou à 4 roues, ferrées ou non, garnies de planches, hardes et bretelles;tirées par des boeufs, ou un cheval (plus rare), ou un âne ou mulet...
Le cultivateur possède parfois une selle une bride et un licol pour cheval, mais les déplacements à cheval sont en général réservés aux propriétaires aisés.

Par exemple, Martin Chavenon métayer à Mercy en 1824 dispose d'une voiture à 2 roues ferrées garnie de hardes et bretelles et un char à 4 roues non ferrées