Marien Gournillat


Marien Gournillat naît le 01/07/1825 au Mayet d'Ecole, fils de Marien et Gilberte Aymard, cultivateurs. Ses parents se sont mariés le 30/01/1810 au Mayet (Jenzat), tous deux très jeunes et orphelins. Ils ont recueilli la succession de leurs parents avec leurs frères et sœurs et sont donc propriétaires de lopins de terre au Mayet et dans les environs.

Dans la famille trois enfants ont précédé Marien. Viendront, après Marien, Jean (le jeune) en 1830 et Claude en 1836.

la mort du père

Marien, le père de famille, meurt 26/09/1838 au Mayet d'Ecole, à l'âge de 48 ans. Gilberte Aymard reste veuve, avec 6 enfants, les 2 aînés étant majeurs....Marien, lui, est âgé de 11 ans....Un conseil de famille désigne le tuteur et le subrogé-tuteur des orphelins, c'est Gilberte la mère des enfants qui est tutrice.

Le conseil de révision
Marien de la classe 1845 passe le conseil de révision du 02/03/1846 à Gannat,Il travaille à ce moment là comme domestique résidant à Saint-Germain de Salles. Il tire un bon numéro ce qui le dispense du service militaire....

Son mariage

Il épouse le 22/02/1848 au Mayet Marie Bazin domestique au Mayet, née le 29/01/1827 à Saint-Pont. Le père de Marie, Pierre Bazin, est domestique, au Mayet, où il possède quelques terres. La mère de Marie, Magdeleine Bouchet est décédée  quand Marie avait un peu plus d'un an..
Le contrat de mariage de Marien et de Marie est établi la veille du mariage, chez Maître Chabanon, notaire au Mayet d'Ecole. La mère de Marien et le père de Marie sont présents et donnent leur agrément. Comme de coutume les époux adoptent le régime de la communauté réduite aux acquêts. En « témoignage d'affection » ils se font donation mutuelle et réciproque au survivant de l'usufruit de tous les biens mobiliers et immobiliers qui composeront la succession. 

Marie Bazin se constitue en dot une fourniture mobilière composée d'un lit en plume, une couverture en laine, une paillasse, des rideaux en cotoline, 8 draps de lit, une armoire à 2 battants, le tout évalué « amiablement » à 120 francs.

La mère du futur lui fait donation par préciput et hors part d'une somme de 60 francs payable après le décès de la donatrice sans intérêts à quelqu'époque qu'ait lieu le paiement. Contrairement à ses frères et soeur, qui se sont mariés avant lui, Marien ne touchera cette somme, sans intérêts, qu'à la mort de Gilberte (dans plus de 25 ans !....). Marien est le seul à signer avec le notaire : Marien gournillat

En fait dans l'immédiat Marien ne possède rien. Lui et ses frères n'ont pas encore recueilli la succession de leur père décédé car Gilberte Aymard jouit de l'usufruit d'une partie mais surtout elle est restée en indivision avec ses enfants...Pourtant Marien se considère comme « propriétaire »puisqu'une partie des biens de son père lui revient…

Marien et Marie Basin ont 5 enfants tous nés au Mayet: d'abord une fille Gilberte 13/01/1849. Puis arrive le fils, Jean 16/08/1850. Suivent 3 filles : Sophie 11/03/1856, Gilberte 25/02/1859, Marie 28/06/1861. En 1851 la famille est recensée au Mayet comme cultivateur propriétaire...

Partage anticipé des biens parentaux

Le 31/01/1856 Marien, ses 4 frères et sa soeur reçoivent devant Maître Chabanon, notaire au Mayet d'Ecole le partage des biens de leurs parents, c'est à dire la succession de leur père et la donation de leur mère pour ses biens propres.

Il a été fait la liste des 2 masses, paternelle et maternelle, consistant en terres, et vignes et d'une maison avec jardin, cuvage et étable, tous situés au Mayet, dans différents secteurs (une seule terre est située à Brout Vernet) : 200 ares de terres, 30 ares de vignes. L'ensemble a été partagé en 6 lots à peu près équivalents qui sont tirés au sort entre les 6 enfants.

Marien obtient le 4ème lot constitué uniquement de 43,53 ares de terres, en 4 parcelles, sans vignes, au Marais, à Chassaing, au Vignoble, et au Fondreau.

Les 6 enfants doivent verser à leur mère, en compensation de la donation une pension viagère annuelle de 230 francs, en 2 versements. Gilberte Aymard va vivre chez sa fille.

1er emprunt

Le 12/02/1856, toujours devant Maître Chabanon, Jean l'aîné et Marien empruntent conjointement et solidairement 450 francs à Michel Ronchaud pour 5 ans, avec un intérêt de 5%. Les difficultés financières commencent pour Marien… Comme garantie Jean et Marien ont obligés par une hypothèque spéciale tous leurs biens formant une même exploitation et consistant pour chacun en bâtiments d'habitation et d'exploitation et de terres de labours et de vignes. Jean et Marien signent.

Le 17/02/1856 Jean l'aîné et Marien, agissant en leurs noms et personnels respectifs comme qu'au nom de leurs frères et sœur, résilient le bail à ferme du 25/12/1853 portant sur 11 parcelles de terre, qui avait été fait au profit de Gilbert Bernard et Gilbert Lavadoux..

ventes et achat

Le 30/03/1856 Marien vend à Pierre Beaumont une pièce de terre au Mayet, terroir du vignoble de 2,71 ares, (provenant du lot obtenu lors du partage) moyennant la somme de 80 francs., que l'acquéreur a payé comptant. L'acquéreur entrera en jouissance immédiatement et percera toute la récolte actuellement pendante.

Le même jour Marien achète à son frère Jean le cadet une pièce de vigne au Mayet terroir des Carpots de 8 ares environ, avec entrée en jouissance immédiatement, moyennant la somme de 200 francs. Toujours le même jour Marien avec son frère Claude et sa mère vend à Gilbert Perrot une pièce de vigne au Mayet d'Ecole terroir des Carpots Gendres de 11 ares, moyennant la somme de 100 francs que l'acquéreur a payé comptant.


nouveau emprunt

En 1859 Marien et sa femme empruntent 600 francs à Antoine Mazoin, locataire au village d'Ecole, à Brout Vernet : ils ont reçu 200 francs hors la vue du notaire et ensuite 400 francs devant maître Givois le 27/03/1859. Marien et Marie promettent de rembourser dans 5 ans avec intérêts. Ils ont hypothéqués tous leurs biens sur le territoire du Mayet d'Ecole, consistant en terres, et vignes en plusieurs pièces.

Il est difficile de suivre la situation économique de Marien. Il possède certes des terres, mais les exploite-t-il lui-même ? En 1856 il a emprunté 450 francs, en hypothéquant ses biens consistant en bâtiments d'habitation et d'exploitation avec terres de labours et vignes, et en 1859 il emprunte encore 600 francs, toujours avec hypothèque de tous ses biens, consistant en terres et vignes en plusieurs pièces. En 1856 il a vendu la terre de Vignoble pour 80 francs. Quelle est donc sa stratégie professionnelle ?????

En 1861 Marien et Marie Bazin , âgés de 35 et 34 ans, vivent avec 4 enfants : Gilberte 12, Jean 10, Sophie 5, Gilberte 2 ans. Pierre Bazin est domestique chez Antoine Pinport régisseur, et Marie Ray à la Monnaie (Saint-Didier). En 1866 chez Marien et Marie les 2 aînés sont absents. Gilberte a alors 17 ans et Jean 15 ans. Ils sont placés comme domestiques- mais pas au Mayet.

Décès de son beau-père

Pierre Bazin, le père de Marie décède âgé de 72 ans le 07/10/1867 au Mayet dans sa maison située au haut du bourg. Marie Bazin est sa fille unique et recueille donc la succession de son père.(Les documents n'ont pas été retrouvés…..)

Mariage du fils

Jean le seul fils de Marien, passe le conseil de révision le 05/09/1870 à la mairie de Gannat. Il travaille alors comme domestique au Mayet. Il est exempté de service militaire pour infirmité, l'ankylose d'un doigt de chaque main. Il peut donc penser au mariage. Il épouse Françoise Bardot le 30/01/1872 à Saint Didier: ils sont tous les 2 âgés de 21 ans, Les parents de Françoise, métayers à Saint-Gilbert de Saint-Didier en Rollat, sont voisins de Jean Gournillat le frère de Marien.

Un autre mariage est prévu également entre Gilberte, sœur aînée de Jean et Pierre Bardot frère aîné de Françoise. Cependant cet autre mariage ne peut pas avoir encore lieu car Pierre accomplit son service militaire, il faut attendre sa libération.

Un contrat de mariage sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, est signé chez Maître Cherieux, le 16/01/1872, deux semaines avant la cérémonie officielle. Le futur se constitue une dot de 400 francs sur le produit de ses économies et gages, ses père et mère lui donnent une somme de 150 francs en avancement d'hoirie, qu'ils ont payée comptant.La future reçoit de ses parents une dot en avancement d'hoirie sur leur future succession un trousseau estimé à 200 francs

Le contrat instaure une société de culture entre les futurs époux, les père et mère de la future et Pierre Bardot, le frère de cette dernière. Pierre Bardot père en sera le chef. A chaque sociétaire reviendra le 1/5 des gains et des pertes de la société. Pour avoir droit à cette société Jean Gournillat s'oblige à y verser 400 francs, dont il a déjà versé hors la vue des notaires 200 francs à Pierre Bardot. Le reste devra être versé dans les 2 ans, sans intérêts.

nouveau emprunt

Mais la veille de la signature du contrat de mariage, le 14 janvier, Marien Gournillat et Marie Baziin ont de nouveau recourt à un emprunt devant Maître Felidas notaire à Brout de 400 francs à Gilbert Chazelle. Ils s'engagent à rendre la somme dans 4 ans, avec 5 % d'intérêts payables annuellement. A la garantie du remboursement de cette obligation les époux Gournillat affectent et hypothèquent tous leurs biens immeubles qu'ils possèdent dans les dépendances de la commune du Mayet d'Ecole consistant en bâtiments terres et aisances. Marien signe l'acte...

Lors du recensement de 1872 Marien et Marie vivent seulement avec leur dernière fille, Marie, âgée de 10 ans. Jean vient de se marier et Gilberte, Sophie et Gilberte/Louise sont placées comme domestiques...

Mariage de la fille aînée

Gilberte la fille aînée de Marien épouse Pierre Bardot au Mayet d'Ecole le 30/10/1873. Pierre Bardot fils, encore de la réserve de l'armée active a l'autorisation du Général commandant la subdivision de l'Allier, suivant le certificat délivré le 27/09/1873.

Un contrat de mariage sous le régime de la communauté réduite aux acquêts est établi chez Maître Cherieux le 12/10/1873. Le père du futur lui constitue en dot 200 francs déjà payé à 125% reçu 2,50 francs. Il donne à titre de supplément de dot en avancement d'hoirie à sa fille Françoise épouse de Jean Gournillat présent et acceptant 100 francs qu'elle a reçu et qu'elle versera dans la société.

Gilberte, la future apporte 100 francs de son chef qu'elle versera dans la société. Ses père et mère lui constituent en dot un trousseau mobilier estimé à 150 francs constitué d'une paillasse de lit, un lit en plume, une courte pointe en indienne, six draps de lit, 2 nappes, 6 serviettes, 2 couvertures, l'une en laine, l'autre en coton et une armoire.

Le contrat instaure une société de culture établie entre les futurs, les époux Bardot-Dubost et les époux Jean Gournillat et Françoise Bardot. Il reviendra tant pour les bénéfices que pour les pertes un sixième pour chacun d'eux.

Lors du recensement de 1876 au Mayet Marien et Marie Bazin vivent avec leur fille Gilberte âgée de 17 ans. La présence de Gilberte chez ses parents est certainement provisoire. Quant à la dernière, Marie, elle est placée comme ses frères et soeurs en attendant le mariage....

Gilberte Aymard la mère de Marien meurt chez elle auprès de sa fille Gilberte à Ambon, le 28/03/1876. Mais il n'est plus question de recevoir la succession, les biens ont déjà été partagés.

Mariage  de la deuxième fille

Sophie, sans profession, épouse au Mayet d'Ecole le 26/10/1878 Jacques Sauvestre, âgé de 22 ans, cultivateur domicilié à Ussel avec ses parents, propriétaires cultivateurs aux marais d'Ussel. Leur contrat de mariage a été déposé chez maître Gaby, notaire à Gannat le 06/10/1878, soit 3 semaines avant le mariage.

Jacques apporte en dot une somme en argent de 300 francs provenant de ses économies ; ses parents lui donnent en dot une somme en argent de 100 francs payable le jour du mariage. Marien et Marie donnent à Sophie un trousseau composé de divers meubles et objets mobiliers estimés « amiablement » à la somme de 150 francs, livrable le jour du mariage.

vente de récolte en avance

Il semble bien que les soucis financiers de Marien Gournillat soient chroniques. Malgré le risque d'homonymie car le nom de l'épouse n'est pas mentionné, il est très vraisemblable que l'acte devant maître Felidas le 20/09/1879 le concerne. Il s'agit d'une vente de récoltes en avance.

Marien qui est cultivateur cultive une vigne de 25, 50 ares aux Carpots du milieu au Mayet à moitié fruits. Marien cède  pour 240 francs à Françoise Pellerat, veuve de Claude Maillat, aubergiste au Mayet avec son fils Claude, sa part de vendange pour l'année 1879, aux risques et périls de la cessionnaire. Françoise Pellerat a déjà versé 118 francs, le surplus sera versé après la levée de la récolte.

Si Marien ne peut attendre que la récolte soit faite c'est qu'il a certainement un besoin urgent de liquidités...Marien ne signe pas cette fois ci- mais ce n'est pas l'unique fois... 

nouvel emprunt

Le 08/02/1880 Marien et Marie sont de nouveau obligés d'emprunter, devant Maître Felidas cette fois-ci à Jean Gournillat (cousin????) célibataire majeur et en condition à Fouranges (Brout-Vernet), 400 francs, à 5% d'intérêts payables annuellement. 

A la garantie de l'obligation les emprunteurs affectent et hypothèquent tous les biens immobiliers qu'ils possèdent dans la commune du Mayet d'Ecole consistant en bâtiments d'habitation et d'exploitation, terres et vignes, sur lesquels ils déclarent qu'il n'existe aucune inscription. Les 400 francs empruntés en 1872 à Gilbert Chazelle ont donc été remboursés en temps voulu (donc en 1876)

Les emprunteurs n'auront pas le droit de se libérer de la dite somme par anticipation à moins de prévenir le préteur au moins trois mois à l'avance. En cas de retard dans le service des intérêts un mois après leur échéance le montant de la présente obligation deviendra immédiatement exigible si bon semble au prêteur. 

En 1881 Marien et Marie vivent seuls au bourg du Mayet.

Mariage de la troisième fille

Gilberte épouse Claude Dumet le 15/11/1884 à Saint-Didier. Elle a 25 ans et est domestique à .Chatel de Neuvre. Claude Dumet, fils de Nicolas et de Gilberte Bourdet, est cultivateur au Russon avec ses parents, ils sont donc voisins de la famille Bardot/Gournillat, certainement à l'origine du mariage...

Le contrat déposé chez Maire Felidas à Brout-Vernet le 26/10/1884 fixe les modalités de la communauté composée des parents Dumet, et du nouveau couple. Les parents Dumet en sont les administrateurs. Marie Dumet, la soeur de Claude, encore très jeune....Chacun d'eux sera logé, nourri , entretenu aux dépens de la société tant en santé qu'en maladie.

Marien et Marie constituent à leur fille en dot, en avancement d'hoirie à valoir sur la succession du premier mourant un trousseau d'une somme de 150 francs. Gilberte se constitue comme provenant de ses économies une somme de 100 francs qui est versée pour son entrée dans la société en communauté Dumet.

Lors du recensement de 1886 au Mayet, Marien et Marie Bazin vivent seuls, sans enfants et sans domestiques dans la commune. Marie, la dernière à marier est placée comme domestique au Lonzat...

Mariage de la dernière fille

Marie épouse à 25 ans le 08/05/1886 à Marcenat Jean Charvin 32 ans, cultivateur au Lonzat fils de défunt Antoine et Anne Girodet. Jean sait signer. Un contrat de mariage sous le régime de la communauté réduite aux acquêts a été signé à l'étude de Maître Felidas à Brout-Vernet le 11/04/1886. 

Le père et la mère de la future lui constituent en dot par moitié, à imputer sur la succession du pré-mourant un trousseau composé de divers objets mobiliers non détaillés évalués aimablement à la somme de 150 francs., ce qui correspond à la valeur du trousseau des autres sœurs...Le futur apporte de son fait un lit garni complet et une pendule, le tout évalué à 80 francs.

Marien et Marie ont donc marié leurs 5 enfants, dans les mêmes conditions; Ils ont tous reçu 150 francs, en avance d'hoirie, y compris le fils Jean, qui quittait les parents pour faire communauté avec ses beaux parents. En plus de la dot les 2 Gilberte ont apporté 100 francs provenant de leurs économies, mais ni Marie ni Sophie...

Perturbations familiales

EN 1887 les couples de Jean Gournillat et de Pierre Bardot mettent fin à leur association. Jean Gournillat reste à Saint Gilbert, mais au domaine de la Cour, plus petit que celui des Chênes. Pierre Bardot avec son père part au Vernet (à Brout-Vernet) au domaine de la Plume à partir du 11/11/1887

Marien Gournillat intervient dans l'affaire. A partir de ce moment tout en étant « propriétaire » au Mayet il se trouve à Saint-Didier/ Saint-Gilbert comme « métayer» auprès de son fils Jean, comme en 1887, ou au Vernet de Brout de 1888 à 1891,

L'époux de Gilberte, Pierre Bardot, âgé de 45 ans meurt le 31/05/1891. Il Il laisse une veuve et 5 fils de 16 ans, 14 ans, 13 ans, 8 ans et 4 ans, donc tous mineurs.

Un conseil de famille est convoqué par Gilberte devant le juge de paix à Escurolles le 19/07/1891. Y participent pour la branche maternelle Marien le grand-père, Jean l'oncle et Gilberte, la mère des mineurs.

nouveau emprunt

Le 22/07/1893 Marien et sa femme devant Maître Felidas reconnaissent une dette de 600 francs envers Gilbert Girodet époux de Marie Bardin cultivateurs au Mayet d'Ecole, pour prêt de cette somme faite ce jour en bonnes espèces de monnaie. Les débiteurs s'obligent à rendre la somme dans 8 ans, soit le 22/07/1901. jusqu'au remboursement ils en serviront les intérêts à 5% par an prenant cours immédiatement, payables annuellement.

nouveau emprunt

Mais le 22/04/1894 Marien et sa femme toujours devant le même notaire, reconnaissent une dette de 600 francs envers Gilbert Girodet dans les mêmes conditions que pour le prêt de 1893. Les débiteurs s'obligent à rendre la somme le 22/07/1901, soit en même temps que pour le premier emprunt. Ils rappellent qu'ils sont mariés sous le régime de la communauté et ils déclarent que leurs biens ne sont grevés que d'une inscription au profit du préteur en vertu d' une obligation de 600 francs devant Maître Felidas le 22/07/1893. Ils doivent donc 1200 francs: visiblement ils ne réussissent pas leurs affaires....

Marie Bazin décède à l'âge de 67 ans, au Mayet d'Ecole le 20/01/1895, à son domicile au bourg ; ils ont donc sans doute quitté Saint-Gilbert en 1894, ou ils ont gardé leur domicile au Mayet...

En 1896 Marien est recensé au Mayet comme cultivateur au bourg il vit seul. Ses enfants demeurent dans différentes communes. Ses petits enfants se marient, des arrière-petit-fils naissent....

Lors du recensement de 1901 au Mayet Marien vit encore seul au bourg. En 1906 lors du recensement Marien se trouve à Ambon auprès de son fils Jean veuf,et pourtant Marien est également recensé au Mayet comme cultivateur vivant seul au bourg....En fait à ce moment de sa vie, Marien se rend chez ses enfants en état de l'héberger: à Ambon chez Jean, à Saint-Pourçain/Terres molles chez Marie, à l'hôpital de Saint-Pourçain auprès de Gilberte qui y est domestique...

Son décès

Marien Gournillat décède le 24/10/1910 à Saint-Pourçain à l'hôpital. Il est âgé de 85 ans. Son dernier domicile indiqué est « Saint-Pourçain-Terres molles », vraisemblablement chez sa fille Marie épouse de Jean Charvin. Sans doute Gilberte l'a-t-elle fait rentrer à l'hôpital pour s'occuper de lui.

Marien a vécu presque uniquement au Mayet d'Ecole avec cependant des passages chez ses enfants à la fin de sa vie.